Mi février le ministère des ressources maritime a ordonné une destruction au broyeur de 233 118 véritables perles de Tahiti.
L’opération a eu lieu le 7 et 8 février à Papeete en Polynésie Française. Le ministère confirme à cette occasion que “la commercialisation des rebuts est interdite en Polynésie française et leur exportation prohibée”. Une perle de rebut, est une perle ne répondant pas a la qualité de « perle de Tahiti ». Un rebut se distingue par 3 critères majeurs. La présence de plus de 20% de la surface de défauts. Les défauts sont soit des dépôts de calcite, des dépôts organiques ou de zone dévitalisée. Un autre critère est l’épaisseur règlementaire à l’appellation.
Lors de la présentation au service de la perliculture de lots de perles en vue de leurs exportations, les rebuts sont conservés et détruits. Les producteurs de perles de culture de Tahiti, titulaires de la carte, peuvent être indemnisés sur la base du poids net des rebuts conservés à raison de 50 fcp le gramme et pour un maximum de 500 grammes de rebuts par hectare et par an.Cette destruction de rebuts fait suite à l’indemnisation de 155 puériculteurs.
Conservés et détectés, les puériculteurs se sachant indemnisés ne sont pas tentés de commercialiser ces perles de moindre qualité. Le but est de mettre fin à la commercialisation des rebuts pour favoriser la qualité et la promotion de la véritable perle de Tahiti et de faire remonter les cours qui ont chutés en 2009. A travers cette destruction de rebuts le ministre des ressources maritimes, Temauri Foster tient à rappeler que toute commercialisation des rebuts ne permet pas la valorisation de la perle.










